Bio en français

Geneviève Genicot est autrice de fiction, de poésie, dramaturge, éditrice et animatrice d'ateliers d'écriture.

Elle a signé le court roman Canicule (Maelström), hommage à Bruxelles à travers l'histoire d'un accompagnateur de train, et une série de nouvelles publiées en revue, comme Les mains d'Enzo, illustrant la fin du service public postal français par l'histoire d'un jeune facteur, ou L'amour vrai qui interroge les logiques contemporaines de la presse à travers la vengeance personnelle d'un journaliste (revue Marginales). Son texte Sushi bar, récit poétique, a paru aux éditions F de Phosphène avec les photographies de Sophie Le Béon ; il raconte la rencontre de nuit entre un homme de pouvoir, Mister Boss, et L’Homme, qui s’est extrait de la violence du flux capitaliste (texte finaliste du prix Bernard Vargaftig). 

Geneviève interroge aussi les logiques urbaines à travers de courtes fictions qui s'échappent parfois vers la poésie. Elle décrit ainsi la ville de Madrid dans des séries de textes publiés en anglais dans l'anthologie La Realidad (Café Literario Editores) ou dans The Madrid Review. 

On peut lire sa poésie sur les villes et la vie moderne dans plusieurs anthologies (Bacchanales) réunies par la Maison de la Poésie Rhône-Alpes et consacrées aux thèmes "poésie et sciences", "nature et poésie", "poésie et cinéma", "elles". D'autres publications l'accueillent également : Voix d'encre (Montélimar), la Revue des Archers (Marseille), Ressacs (Lille), Nouvelles d'Harfang (en ligne)... Une poésie résolument contemporaine qui interroge les technologies, l'urbanité, les logiques économiques, la place de l'art et de l'humanité.

Des vidéopoèmes disponibles sur Youtube donnent une forme audiovisuelle à l'écriture. Parmi eux, lin[s]eul, un poème sur le lien social écrit pendant le confinement et interprété choralement à distance par 15 artistes. Geneviève a participé aux trois dernières éditions de "POETRY EXPO", initiative du réseau européen Versopolis, avec par exemple Le symposium et le vautour sur le thème de l'urgence climatique, Les bêtes d'ébène à propos des troubles anxieux - chaque participation donnant lieu à des traductions des textes en anglais.

La question du rapport de l'humanité à la technologie l'intéresse tout particulièrement. Elle interroge les émotions qui nous lient aux machines dans des pièces sonores créées au cours d'une résidence avec le collectif de poètes Ecrits/Studio et rassemblées sous le titre Me and My Machine (à écouter sur Soundcoud) ; d'autres pièces sont en cours de création. Avec Miguel Pascual, elle a écrit le vidéopoème dystopique La mue radieuse et travaille à l'intersection de la poésie et du design fiction, une technique pour interroger les futurs désirables par la création de fictions, de scénarios et d'objets concrets.

Geneviève lit et performe ses textes en public. Depuis 2022 elle propose, avec Samantha Barendson, Fany Buy et Pauline Picot (+ guests), la performance littéraire On se (re)voit très vite. Elle a participé à des festivals comme Textes en l'air (Saint-Antoine-l'Abbaye), Gratte-monde (Grenoble), le Marathon des autrices (Bruxelles), L'origine des mondes (Maison folie, Lille), les Mardis de la poésie (Maison de la Poésie Rhône-Alpes). Elle a lu ses textes en espagnol et en anglais sur des scènes ouvertes à l'étranger.   

Amoureuse du sens comme de la forme des mots, il lui arrive de les mettre en scène dans des peintures calligraphiées. A l'occasion, elle réalise des dessins ou des illustrations en collaboration, comme pour les deux livres de Cathy Ko, Maîtresse Poet Poet (Prix Joël Sadeler de poésie jeunesse) et Je ne t'écrirai plus mais je t'aimerai toujours, publiés tous deux chez Gros Textes.

Elle est également éditrice chez Edern Editions (Belgique).

Elle est titulaire de deux masters, en Lettres et en Relations internationales, ainsi que docteure de Sciences Po Grenoble. Elle a enseigné le francais langue étrangère, la littérature belge, les méthodes de sciences sociales et la sociologie dans les universitaires de Grenoble et de Cracovie. En 2024 a paru aux éditions de la Chopinière le "Dictionnaire amoureux et néanmoins critique de l'Université" qu'elle a dirigé; une collection de lettres d'amour de chercheurs et d'enseignants français à leur université et leur métier, nées d'ateliers militants sur la managérialisation du langage de travail dans le monde universitaire. Elle est à la fois très heureuse et très triste que ce livre ait paru, quinze ans après qu'elle ait soutenu sa thèse sur l'opposition des syndicats étudiants à la marchandisation de l'enseignement supérieur - aujourd'hui une réalité qui n'est plus contestée.

Elle travaille en ce moment deux textes à la frontière de la poésie et de la fiction, consacrés à la traversée de l'anxiété et à celle de la nuit, tout en continuant ses textes courts sur la ville de Madrid. 

Fin 2025, elle entame dans le giron de l'association Ici/Ailleurs une aventure éditoriale de fanzines nommée "Toute la Nuit éditions".